Lumières sur la ville : le Light Painting de Fasto

Paris - Stéphane Chaulet (Fasto)

Pour la première fois, le festival ICI&DEMAIN programme une exposition de Light Painting. Stéphane Chaulet, jeune Light Painter, a proposé au festival une série photographique mettant en scène Paris. Il a baladé ses lumières dans tout Paris pour nous offrir ses peintures éphémères captées par son appareil photo. Bluffant.

Exposition « Jeux de lumière » à la Mairie du 18e du 8 au 22 mars 2012. Vernissage vendredi 9 mars à 18h. Voir la page Programme

// Infos perso

Nom : Stéphane Chaulet, alias Fasto
Age : 19 ans
Etudes : L1 Arts Plastiques à l’Université Panthéon-Sorbonne

Portrait

Graffeur à 11 ans. Light Painter à 16 ans. Stéphane Chaulet, alias Fasto, du haut de ses 19 ans, a déjà un petit passé artistique derrière lui. Un art accessible et ludique, toujours lié au street art.
« Mon enfance était pas mal baignée dans l’art, raconte-t-il. Ma mère est artiste peintre et créatrice de mode. » D’origine allemande, sa mère l’inscrit dès la maternelle dans une école Steiner, « une école à pédagogie allemande très axée sur l’art, les ateliers manuels. »
Après avoir découvert le Light Painting par l’intermédiaire d’un ami graffeur, il décide de « creuser cette technique pour en faire son projet personnel », un travail demandé en classe de 1ère. Depuis, il continue à « expérimenter », tout en suivant ses études en L1 Arts plastiques.

Animé par la passion de ce qu’il fait, Stéphane n’a aucun mal à obtenir des aides. Partout où il passe, il est remarqué. A 17 ans, il demande à la mairie de sa ville, Sainte-Geneviève-des-Bois (91), si elle peut l’aider à exposer. Elle fera mieux : elle lui permettra de financer son premier appareil photo. En décembre 2011, il se présente au comité de sélection du festival ICI&DEMAIN. Viennent ensuite les différentes commissions d’aides aux projets, qui lui permettront de financer son exposition. A chaque fois, son profil sort du lot et emporte l’adhésion générale.

Le Light Painting

Quand il a commencé le Light Painting, Stéphane avait une seule information, donnée par son copain graffeur : « il faut toucher à l’ISO de l’appareil photo ». Il a alors cherché, testé, jusqu’à obtenir un résultat satisfaisant, en utilisant les appareils photos de ses amis et le flash de son portable.
Le principe du Light Painting c’est, comme son nom l’indique, de peindre avec la lumière (néon, lampe torche, bougie, etc.). Grâce à un réglage de l’appareil photo, la lumière impressionne plus longtemps le capteur et laisse donc une traînée en se déplaçant, d’où l’effet de pinceau. « On peut jouer avec les ombres, on peut faire des choses assez psyché », précise Stéphane.

Il réalise ses photos dans la rue, la nuit, sous les yeux de passants intrigués par cet art invisible. « A l’œil nu on ne voit pas le rendu. La photographie, à la base, capte l’éphémère, mais là elle le fait encore plus qu’à son habitude. »

Généreux comme son art, Stéphane propose des ateliers de Light Painting à des enfants de sa ville, dans les quartiers. « Quand quelqu’un te montre comment faire ça t’épargne des dizaines d’heures de recherche ». Il animera aussi, dans le cadre du festival ICI&DEMAIN, un atelier au centre pénitentiaire de Villejuif.

Une expo hommage à Paris

Pour le festival ICI&DEMAIN, Fasto nous concocte une expo d’une vingtaine de photos grand format sur le thème de Paris. « C’est un jeu avec la ville lumière. J’ai essayé d’amener ma propre lumière à cette ville déjà pas mal illuminée ». Après sa L1, il s’inscrira peut-être dans une école d’art à Berlin, mais en attendant il se consacre entièrement à sa première exposition personnelle : « mine de rien, c’est un assez gros événement dans ma vie ! »

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